morceaux choisis

trois milles six cent fois par heure , la seconde chuchote : souvient toi! rapide avec sa voix d’insecte , maintenant dit : je suis autrefois et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde……..

( Baudelaire )

avez vous donc pu croire hypocrites surpris qu’on se moque du maitre et qu’avec lui l’on triche et qu’il soit naturel de recevoir deux prix ; d’aller au ciel et d’etre riche ?

( Baudelaire )

sur l’oreiller du mal , c’est satan trismégiste qui berce longuement notre esprit enchanté et le riche métal de notre volonté est tout vaporisé par ce savant chimiste

c’est le diable qui tient les fils qui nous remuent ! aux objets répugnants nous trouvons des appâts , chaque jours vers l’enfer nous descendons d’un pas, sans horreur, a travers des ténèbres qui puent.

ainsi qu’un debauché qui baise et mange le sein martyrisé d’une antique catin ,nous volons au passage un plaisir clandestin , que nous pressons bien fort comme une vielle orange

serre , fourmillant , comme un million d’helmintes , dans nos cerveau ribote un peuple de démons et quand nous respirons , la mort dans nos poumons descend , fleuve invisible avec de sourdes plaintes

si le viol , le poison , le poignard , l’incendie, n’ont pas encore brodé de leurs plaisants dessins le canevas banal nos piteux destins.c’est que notre ame  , hélas , n’est pas assez hardie

mais parmi les chacals , les panthères , les lices , les singes , les scorpions , les vautours , les serpents , les monstres glapissants , hurlants , grognants , rampants dans la ménagerie infâme de nos vices

 il en est un plus laid , plus méchant , plus immonde ! quoi qu’il ne pousse ni grand gestes ni grand cris , il ferait volontiers de la terre un débris et dans un baillement avalerait le monde

c’est l’ennui!!l’oeil chargé d’un pleur involontaire, il rêves d’echafauds en fumant son houka.tu le connais , lecteur , ce monstre délicat

hypocrite lecteur ……….mon semblable………….mon frère !

(Baudelaire ,les fleurs du mal )



paroles de momes

ils ont tues un enfant , un journal l’a écrit

une mere meurtrie , elle ne tient plus  a la vie

et autant que je sais et autant que je peut

ce soir , j’entend les plaintes de la terre , le ciel gronde contre la guerre

une famille attend du travail et du pain et chaque jour ce demande ce qu’il adviendra demain!

et autand que je sais et autant que je peut

ce soir j’entend pleuré la terre, le ciel se dresse contre la misère!

la revolte et la rage envahissent mon coeur

quand je pense a ces gens qui vivent ces malheurs

pourquoi la guerre , pourquoi ,……………pourquoi

et autant que je sais et autant que je peut

ce soir j’entend hurlé la terre

le ciel tremble de colère

la haine des hommes a décrochée ciel de la terre et le soleil ce couche sur un village désert

une voix résonne en moi , une voix désespérée qui me dit :

faut il donc être mort , pour connaitre la paix ?

ils ont tués une mère , ça pourrait m’arriver ,ils ont tué une mère , ça pourrait t’arriver

et ce soir je ne sais plus ce soir je ne peut plus

le ciel a oublié la terre , ce soir gronde le tonnerre

le ciel a oublié la terre

ce soir gronde le tonnerre!!

texte écrit par des enfants d’une école de Marseille et lu lors d’un concert d’I muvrini

la vérité sort de la bouche des enfants !des mots simples  , forts ,  qui m’ont ému lorsque que je les ai entendu et voulais vous les faire partager………..



demons et merveilles(Jacques Prevert)

démons et merveilles , vents et marées

au loin déjà la mer c’est retirée

mais toi , comme une algue doucement caresse  par les vents

dans les sables du lit tu remues en rêvant

démons et merveilles , vents et marées

au loin déjà la mer c’est retirée

mais dans tes yeux entrouvert , deux petites vagues sont restées

démons et merveilles , vents et marées

deux petites vagues pour me noyer



la deprime (auteur inconnu)

quand je suis déprimé , les raisons pour lesquelles je suis déprimé sont profondes,essentielles ,fondamentales.il m’arrive  d’etre heureux ,bien sur, mais les raisons lesquelles je suis heureux sont si futiles ,si tenues……que ça me déprime!



le passeur (auteur inconnu)

un passeur attend avec sa barque sur la rive d’un fleuve,arrive un philosophe,qui monte pour gagner l’autre rive.le dialogue suivant s’engage:

philosophe:as tu etudié l’histoire,passeur ?

passeur; non !

philosophe; alors ,tu as perdu la moitié de ta vie!

philosophe (après un silence):as tu étudié les mathématiques?

passeur: non!

philosophe:alors tu as perdu plus de la moitié de ta vie!

a peine le philosophe a t’il parlé ,que le vent fait chavirer la barque et nos deux hommes se retrouvent a l’eau

passeur (criant) as tu appris a nager ?

philosophe :non !

passeur :alors, tu as perdu ta vie entière.

(petite réflexion sur les nécessitées et les prioritées que chacun d’entre nous accorde a son existence)



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